Être végétarienne pour moi, c'est surtout adopter une éthique particulière liée autant au respect de l'animal, au respect de l'homme qu'au respect de la planète.
Cette éthique qui se décline sur plusieurs paramètres rencontre beaucoup de difficultés sur le choix du produit. Quels produits respectent mon éthique ? Quels labels respectent ces différents respects ?
Le produit bio est censé respecter l'environnement (label d'agriculture biologique)
Mais un produit bio n'est pas forcément écologique parce que l'empreinte écologique dépend de nombreux facteurs et que le label de l'agriculture biologique ne prend en compte que le respect de l'utilisation des sols et des produits utilisés.
L'écologie s'attache à identifier les modes de production qui permettent de diminuer la pollution, le réchauffement de la planète et de préserver les ressources en matières premières.
Un produit écologique, ou produit vert, est un produit dont l’empreinte écologique ou l’impact sur l’environnement est la plus basse possible, en considérant tout son cycle de vie, de la conception à la fin de vie ou au recyclage (stade déchets) en passant par sa fabrication.
Par exemple, on peut comparer un paquet de farine provenant d'Asie
avec un paquet de farine provenant de Bretagne (on habite Lyon, comme moi).
Ni l'un ni l'autre n'annonce qu'il respecte l'agriculture biologique.
Le premier n'aura une empreinte écologique beaucoup plus importante, en matière d'impact carbone, que si le second cause plus de dommage à l'environnement avec des méthodes énergivores et des produits toxiques. (Étude réalisée au Canada "Yes, we have no bananas", Université de Toronto qui montre que les produits locaux qu'il est légitime de consommer davantage sont ceux qui présentent une meilleure qualité avec de moindres coûts par rapport aux denrées concurrentes d'autres régions ou pays).
Cela veut dire par exemple qu'il est préférable d'acheter des roses qui viennent en avion du Kenya que des roses cultivées en serre en Europe, le bilan énergétique d'une rose kenyane est de 335g de CO2 alors que celui d'une rose européenne sera de 670g.
Sur les produits, un autre critère écologique a son importance : l'emballage. Comme il n'existe pas encore d'équittetage écologique pertinent, on ne sait jamais quel produit privilégié sur le critère de l'emballage.
Un emballage écologique est un emballage non seulement recyclable mais également recyclé. Certes, on tient compte d'autres paramètres, tels que la fabrication, la distribution ... Mais, il se trouve qu'aujourd'hui l'emballage carton est bien plus recyclé que l'emballage en verre et donc que, par voie de conséquence, le premier se trouve plus écologique que le second.
Cela étant dit, l'emballage le plus écologique est celui qui n'est pas là. Un produit en vrac est plus écologique qu'un produit emballé dans du carton. Cela rend les produits locaux plus performants pour répondre aux critères écologiques.
Voilà encore un autre critère qu'il est intéressant de prendre en compte.
Pour rappel, le commerce équitable est un partenariat commercial, fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l’objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du Commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s’engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l’opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel. (Définition de la FINE qui regroupe les organisateurs du mouvement, 2001).
Mais rien ne garantit qu'un produit issu du commerce équitable respecte la santé, la planète. Beaucoup le font mais tous ne le font pas.
Si on compare un produit issu de l'agriculture biologique et du commerce équitable, même transporté en avion, l'impact du l'environnement sera nettement moindre qu'un produit transporté en camion issu de l'agriculture européenne. Une étude de Max Havelaar Suisse a mis en évidence que le sucre de canne équitable produit au Paraguay avait un bilan carbone 40% inférieur à du sucre produit en Europe.(Voir un article sur 20minutes).
Pour désigner ce produit, pas de nom. Ce critère ne fait pas partie du label bio, ni du label écolo, ni du label équitable.
Et, chose surprenante quand on se penche sur la question, il n'y a pas que les cosmétiques qui sont testés sur les animaux. En février dernier, une association de défense des animaux, la Peta, révèle qu'Unilever, le géant anglo-néerlandais de l'agro-alimentaire utilisait régulièrement lapins, cochons et rats pour tester sa gamme Lipton.
Pas facile donc de déterminer qui fait quoi. Sur ce site, on trouve la liste des entreprises ne testant pas leurs produits sur les animaux (Monopris, Yves Rocher) et la liste de celles qui le font (comme Rochas ou 3M). Parmi celles qui le font, se trouvent également celles qui ne testent pas leurs produits finis mais ne vérifient pas que leurs fournisseurs partagent la même éthique (exemple de l'Oréal).
Les labels utilisés (comme OneVoice) sont malheureusement trop peu mis en avant.
Conclusion : C'est bigrement difficile de choisir un produit qui respecte l'homme, l'animal et la planète. Au vu de ce que j'ai écrit, le classement serait alors :
1. les produits bio locaux en vrac non testés sur les animaux
2. les produits bio locaux en vrac
2. les produits bio locaux en emballage recyclable
2. les produits bio étrangers issus du commerce équitable
3. les produits bio étrangers
4. les produits ordinaires étrangers provenant d'une usine faiblement industrialisée
5. les produits ordinaires locaux
6. les produits ordinaires étrangers provenant d'une usine fortement industrialisée
7. les produits testés sur les animaux
Reste l'énorme question de l'approvisionnement, car où trouver ce que je cherche ? C'est ce à quoi répondra mon prochain article sur ma façon d'acheter autrement en parlant du magasin partagé.
Mai 2012
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Yes !!!
pour les roses et les autres produits, il n'y a pas que les gaz à effet de serre qu'ilfaut compter pour rendre compte de lr'empreinte écologique d'un produit : il yya aussi l'impact suuur la biodiversité, la pollution de l'eau
tout à fait, mais généralement on met en avant et seulement en avant l'effet de serreet on dit qu'il vaut mieux acheter local qu'étranger. C'est pour cette raison que j'ai mis cet exemple là.
oui moi aussi je suis pour acheter du local et par la même occasion quand je dois acheter " marché équitable"
mais il ne faut pas se leurer quand j'entends dire Bio, oui mais d'ou à où? et de quand à quand , je suis toujours aussi septique pour tous ces produits qui malgré tout restent toujours trop cher, alors pour bien en profiter combien faudra-til payer?
je te dis à très bientôt, gros bisous ** dgidgi
Le bio, c'est tout à fait ça : un grand doute ! Mais cher, pas forcément.. justement c'est ce que je vais raconter dans le prochain article. à très bientot oui !!! bizzzzzzzzz