Émotion : Colère

Je crois que ce matin je suis vraiment en colère.. et puis triste aussi, encore plus triste et encore plus en colère.

Au début, j'ai cru que j'étais arrivé dans un endroit vraiment sympathique et reposant après toutes les peurs que j'avais ressenties dans le couvoir. 

Il faut dire qu'on était rudement serrés les uns contre les autres là dedans...Je venais juste de naitre et j'avais beau criaillarder, jargonner, siffler... aucune maman ne répondait.

À aucun d'entre nous.

Je ne sais pas du tout où elle était et personne ne semblait pouvoir me renseigner, car tout le monde était à sa recherche et l'appelait à grands cris. 

Alors, on cacardait, en se sentant délaissés et pris au piège, tous entassés comme nous étions, sur un même étage, avec une grille au sol qui faisait sacrément mal aux pattes.

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Après, ce fut de la terreur pure !

On m'a attrapé, on a examiné mon intimité pour ensuite me jeter dans une machine qui tournait beaucoup trop vite et me happait vers un ailleurs dont je ne connaissais rien.

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Mais mon sort m'a paru presque enviable comparé à celui de toutes mes soeurs mulardes, qui ont été broyées à la suite de ce sexage.

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Non, non ce n'est pas la politique du poussin unique, parce que, chaque année nous sommes 82 millions à naitre. C'est la politique du foie rentable, puisque mes soeurs comme toutes les femelles ont une réputation d'avoir un foie trop nervé, impropre à la consommation. 

Après cette abominable scène de tri, que je ne voudrais revivre à aucun prix et que je ne souhaite même pas faire vivre à mon pire ennemi (si jamais j'en avais un !), nous, les 700 000 oisons survivants, nous avons été dispatchés vers des élevages différents.

Cela aurait pu être la fin de nos peurs, parce qu'un élevage peut être un endroit bien agréable, avec la nature tout autour

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la maison personnelle  que l'on partage avec les copains

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Bien sûr, il y a des endroits nettement moins agréables où la liberté est très relative et le bout d'herbe une abstraction 

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Mais, moi, oison de 2011, j'ai eu de la chance, parce que j'ai rejoint un bout d'herbe avec une centaine d'autres.

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Il y avait bien un grillage, mais il n'était plus sous nos pattes, simplement tout autour de notre espace.

C'était relativement confortable et je crois que j'aurai pu être heureux simplement ici.

Mais un jour, tout a dérapé, sans encore que je comprenne ce qu'il m'arrivait.

L'homme m'a attrapé encore, mais cette fois là, pas pour savoir si j'étais un mâle ou une femelle. Non, pour me faire manger de force.

On m'enfonce un tuyau dans la gorge et on y déverse de la nourriture. C'est vrai que c'est très rapide parce que cela ne dure que 45 secondes généralement, mais la douleur est atroce et se répète matin et soir.

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Là encore je ne suis pas forcément à plaindre. Il parait que la méthode industrielle qui ne dure que 3 secondes  est absolument effrayante.

Mais moi, chaque matin et chaque soir, je souffre d'halètements et de diarrhées intenses qui me laissent groggy et m'empêchent de marcher. Il parait que je suis atteint de stéatose hépatique.

 

Alors ce matin je suis en colère et je suis triste.

En colère parce que je viens d'apprendre que l'homme dit que ce gavage ressemblerait à celui que les migrateurs se font subir avant d'effectuer leur voyage. Mais, moi, j'ai appris qu'en tant que mulard, je n'étais pas un oiseau migrateur et que les migrateurs se faisaient de la graisse non pas dans le foie, mais sous la peau.

En colère encore parce que la France ne respecte pas la directive de l'Union européenne concernant la protection des animaux dans les élevages qui stipule qu´« aucun animal n´est alimenté ou abreuvé de telle sorte qu´il en résulte des souffrances ou des dommages inutiles » (article 14).

 

Triste parce que demain je vais partir à l'abattoir, enfermé dans une cage.

On va m'électrocuter puis me saigner.

On va me plumer, m'éventrer, me vider.

On va m'arracher le foie, ce foie hypertrophié.

Et puis ...

Mais je serai mort.

 

PMAF

Campagne foie gras et gavage

One Voice

Le gavage : source de souffrances et de maladies

Des conditions d’élevage contre-nature

 

carte_interdiction-gavage.gif

source : mon association L214 : Manifestation pour l'abolition du foie gras

avec laquelle on peut signer le manifeste.

 

PS : Même bio, les foies gras sont hors la loi.

Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 11:42

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Non, non, je ne retourne pas en Israël ! (hum... dommage), mais je vais raconter ce retour épique comme l'est parfois un voyage de ou vers ... Israël...

 

Je crois que j'ai joué de malchance dès le matin, car mon retour était prévu samedi et samedi est jour de sabbat. Plus que nul part ailleurs, le sabbat est respecté à Jérusalem.

Tout est désert.

Jerusalem-ville--16-.JPG

Rien de bouge.

Jerusalem-ville--17-.JPG

Donc pas de transport !

Pas de tram pour aller à la gare.

Pas de train pour aller à Tel Aviv.

Mais bon, sont pas si fous que ça, ou du moins il y en a des moins fous ou du moins qui ne perdent le nord et il existe un "service" (service ?) mis en place pour les gens qui comme moi doivent faire ce qu'ils doivent faire au jour prévu.

C'est donc en taxi collectif (d'ailleurs plus bus collectif, car en Afrique il y a les deux et ils sont bien différents !) que j'ai rejoint l'aéroport pour un tarif très abordable (pour la première fois en Israël, j'admets que c'est pas trop cher !) 

Il faut juste ne pas oublier de réserver sa place dans ce mini bus, le sherut.

pic_sherut.jpg

Je débarque donc à l'aéroport sans encombre, avec deux heures d'avance à cause de la disponibilité du sherut.

Voyage--17-.JPG

Mais qu'à cela ne tienne, par chance, c'est un pays sympathique pour moi, car le wifi de l'aéroport est gratuit, contrairement à la très grande majorité des aéroports européens.

 

À l'heure dite, je me présente pour faire enregistrer ma valise.

Premier contrôle.

Un hôtesse se place juste devant moi et débite à tout allure les phrases toutes faites qui doivent déterminer si on est un terroriste ou non.

- Avez vous une bombe dans vos valises ?

- Vous a t on donné un cadeau ?

Il y a quelques années, je croyais que l'on avait juste à répondre "non" aux questions. Mais que nenni ! Car en voici une qui m'avait valu la fouille au corps complète à Edimbourg et qui fait d'ailleurs toujours partie de la liste des questions :

- Avez vous fait vous même votre valise ?

Et puis, il y a celle-ci qui une réponse plus savante :

- Pour quelles raisons étiez vous en Israël ?

 

On a vraiment intérêt à comprendre, à ne pas jouer les fanfarons, à ne pas hésiter..

Je réponds tout bon !

Gardons notre calme, car le  premier test réussi.

 

Enfin, premier contrôle pour moi, mais pas pour ma valise qui passe au scanner, puis à la fouille quasi complète.

En début de séjour, c'est pas trop gênant. Mais en fin de séjour, imaginez le contenu d'une valise !

Je me souviens qu'en Afrique, quand on passait les interminables contrôles d'entrée, certains "toubabous" s'amusaient à placer le plus grand nombre possible de sous vêtements sales au milieu des produits qu'ils voulaient introduire, histoire de rebuter la fouille.

Mais, bon, là, ce n'est pas un Africain qui est en face, pas un gentil monsieur qui sait rire et aime palabrer mais un fonctionnaire, dur de dur, un vrai, un pur qui me demande si je l'autorise à déballer le contenu de mon petit sac en tissu dans lequel je range méthodiquement mes sous vêtements sales au fur et à mesure de mon séjour.

Comme j'ai répondu oui, la dame, droite comme un joli "I", met la main dedans pour extraire un à un, les bas et les hauts, sans froncer le sourcil, sans me regarder.

Voyage--21-.JPG

L'ennui est que, bien sûr, si les douaniers sont seuls habilités à fouiller vos bagages et à les retirer, vous êtes ensuite le seul habilité à les ranger, poussé par les suivants qui veulent à leur tour, faire au plus vite pour déballer leurs affaires.

Comme tout est correct après déballage complet, je file à l'enregistrement de la valse (nettement moins bien rangée qu'avant !) puis au duty free.

Juste avant les fêtes, ce passage est une aubaine. En plus, j'ai encore beaucoup de temps devant moi. Alors je fouine et me dégote deux bonnes bouteilles de vin israéliens, des produits de la mer Morte et divers petits cadeaux rigolos.

 

Bon... me voilà dans l'avion.

On attend.

L'hôtesse fait une première annonce en hébreu.

Grand chuchotement dans les rangs.

J'attends. Je vais devoir encore bien dresser l'oreille pour tenter de percevoir tout le texte !

" Un voyageur a enregistré sa valise et n'est pas encore arrivé. On attend"

Les chuchotements redoublent.

C'est curieux, ça. D'habitude on n'attend pas les retardataires.

" On cherche la valise enregistrée pour la retirer"

Ah OK !

Une heure plus tard, les mêmes.

Re annonce en hébreu.

Re attente de l'annonce en anglais.

" La personne qui ne s'est pas présentée avait deux valises. On recherche la deuxième valise"

Et là, je n'ai pas pu me retenir d'éclater de rire ! Car je suis prête à parier que le retard n'est absolument pas du à des valises à éjecter !

Je me souviens qu'une fois cette histoire m'est arrivée et que tous les passagers de l'avion ont été invité à descendre sur le tarmac pour reconnaître leurs bagages. Je pense que le système de reconnaissance des valises doit avoir fait des progrès !

Mais bon... je les laisse à leur inquiétude en tentant de me distraire.

 

Ouf ! On décolle.

Atterrissage Munich.

Grand branle bas de combat dans l'avion, car certains passagers ont à peine un quart d'heure pour attraper leur correspondance, et malgré les annonces rassurantes des hôtesses, tout le monde a très très envie de dégager de l'avion au plus vite.

J'ai juste une grande heure devant moi. Cela me permet de marcher vite à travers cet immense aéroport et non de courir comme je vois certains le faire.

Voyage--22-.JPG

Je me demande si, s'ils ratent leur avion, on va retarder le départ de l'avion pour chercher leur valise à éjecter, mettant en retard d'autres passagers, qui, à l'escale suivante ne pourront attraper leur avion et retarderont ainsi les autres qui ...

 

Encore un contrôle.

Bien, je me dis, je suis en Europe, on ne va pas me parler de bombe, de ciseaux ...

Je me présente ...  tranquille.

Et voilà que la douanière me demande si elle peut ouvrir mon sac.

Faites, faites, ma brave dame.

Et je la vois brandir les deux bouteilles de vin et la bouteille de shampoing de la mer morte.

- Mais ils sont emballés !!! Je les ai acheté au duty free !

- Vous pouvez les mettre en soute. Repasser l'enregistrement.

 - Mais je ne vais pas retourner à Tel Aviv !

- Non ici à Munich.

- Mais elles vont casser les bouteilles !!! Je n'ai pas d'emballage.

- Alors je les mets à la poubelle

Là je suis sortie de mes gonds, en ce jour de sabbat, moi qui n'ai pas de bombe, pas de ciseaux, pas de couteau dans ma valise, moi, qui ai suivi gentiment ma valise dans l'avion, moi qui passe les contrôles si gentiment, moi, qui consomme si gentiment au duty free, moi qui fais confiance au duty free, moi qui crois à une loi commune pour tous les aéroports, moi qui ...............

suis en pétard.

Je rage.

J'ai passé l'heure et demie entre Munich et Lyon à me décolérer.

 

Mais comme rien d'autre ne m'est arrivé, j'ai pris cette fuck navette puis un fuck taxi car il était trop tard pour prendre ce fuck métro.

Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 19:23

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À l'heure où j'écrivais l'article sur  Le bien être des animaux et le droit des animaux , je me retrouvais confrontée à cette grande problématique de la reconnaissance de la sensibilité. 

Ma sensibilité, en tant que patiente, sensibilité non reconnue par ceux qui me gérent ; comme si dans le droit du malade on avait oublié d'inclure ce droit à la sensibilité et au respect de mes pensées et de ma vie, au droit d'être avant tout un Homme avant d'être un malade.

Il semble, comme je le décrivais pour les animaux que parler de bien-être et de droit ne suffit pas à reconnaître les besoins de celui que l'on défend. 

Voici les deux histoires personnelles qui sont à l'origine de la réaction présente. 

1. L'administration face aux patients

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À la suite de l'opération lourde que j'ai subie (voir mes articles séjour à l'hôpital et HAD), j'ai donc bénéficié du service qui se répand de plus en plus : l'Hospitalisation à Domicile.

Depuis donc le 29 avril, me voilà suivie régulièrement à domicile par toute une série de professionnels, partie prenant de la batterie médicale et administrative qui va avec. Ce qui m'est arrivé devant occasionner des soins jusqu'a mi-aout, on m'avait pronostiqué la fin de l'HAD à mi-aout.

Hier, coup de téléphone.

- Bonjour. Je vous téléphone pour vous dire qu'aujourd'hui, l'HAD se termine. On viendra demain reprendre le matériel.

D'où vient la décision ? Du comité qui se réunit chaque semaine pour examiner les dossiers des patients.

Depuis quand cette décision a été prise ? Lundi. (Nous sommes mercredi)

Pour quelles raisons ? Je ne sais pas.

Mes soins sont toujours les mêmes et rien ne change du côté médical. Je redeviens juste un particulier qui fait appel à des services privés médicaux et administratifs. 

Sans préavis et avis circonstancié, je suis jetée de l'HAD.

Que je sorte de l'HAD n'est pas en soi une mauvaise nouvelle. Ce qui me fait réagir est cette absence totale de prise de conscience que le patient est un être vivant, un être sensible, un être digne d'avoir des émotions.

Contrairement aux animaux, je sais parler et on aurait très bien pu me téléphoner avant la réunion et me dire : "Nous avons besoin de places et nous pensons que vous arriverez à vous gérer toute seule. En réunion, nous allons proposer que vous sortiez de l'HAD. Cela vous ennuie-t-il?"

2. L'hôpital face aux malades

salle-d-attente-hopital.jpg

Toutes les semaines, j'ai rendez vous avec le chirurgien qui m'a opérée le 28 avril à l'hôpital public.

Toutes les semaines, le vendredi à 14h, j'arrive aux services des "pansements".

Hier, on m'annonce "Le chirurgien est entré au bloc opératoire. Il y a au moins 2 heures d'attente."

Certes... certes. Les infirmières n'ont rien à voir dans ce retard.

Certes.. certes. Le chirurgien appartenant à un service public a l'obligation d'opérer au moment où on le lui demande.

Certes.. certes. Je suis un patient. Mais je ne suis pas que ça. Là encore, je revendique, haut et fort, ma sensibilité et le respect de ma propre vie, de ma dignité sensible. 

J'ai donc demandé à ce que l'on fasse mes pansements sans bénéficier du coup d'oeil hebdomadaire du chirurgien et quand, je suis sortie de salle de pansements vers 14h45, il y avait déjà 6 personnes assises dans la salle d'attente.

6 patients qui patientaient.

Patient = celui qui souffre, qui endure.

Qui endure quoi ?

Les droits des malades

dignite-humaine.jpg

Le malade devient un patient, c'est à dire une personne qui souffre, qui endure.

Le droit des malades a été entériné par la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.(5 Titres, 127 Articles !)

Cette loi reconnait la dignité humaine en tant que droit des malades.

En droit français, la dignité humaine est un principe à valeur constitutionnelle, considéré comme partie intégrante des droits de la personnalité, qui sont inaliénables.

Mais c'est une notion fourre-tout qui permet à certains de faire passer les intérêts économiques et technologiques, comme pour l'animal, avant les intérêts de l'être vivant.

Parler des animaux ne me retire pas la possibilité de parler des hommes, bien au contraire. Le combat pour la défense des uns rejoint le combat pour la défense des autres.

Si je défends le droit à ma dignité, je la défends bien en tant qu'être vivant et pas uniquement en tant qu'être humain.

Autant qu'un animal, je revendique le respect de mes besoins.

Besoin d'être informé, certes. Besoin de savoir, certes. Besoin de liberté. Besoin de respect de ce que je suis hors de mon statut de malade.

Le simple droit de rester un Homme en devenant un malade.

Samedi 25 juin 2011 6 25 /06 /Juin /2011 13:38

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Cette question posée sur la civilité, madame ou mademoiselle, a la fâcheuse tendance à "m'acagacer" furieusement.

Sur les sites, il est très très souvent obligatoire d'avoir à répondre

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Or, quand on est une femme, le choix est terriblement connoté sur l'âge, le statut social, la sexualité.

 

Le mot "mademoiselle" peut sous entendre

- la jeunesse

- le célibat

- l'absence de descendance

Le mot "madame" peut sous entendre

- l'après trentaine

- le statut de femme mariée

- la présence de descendance

- la respectabilité

 

Une demoiselle n'est pas mariée.

Dans cette simple blague, tout le monde comprend les non-dits :

- Madame, j'ai une excellente nouvelle à vous annoncer, dit le médecin à sa patiente

- Non, pas "madame" mais "mademoiselle"

- Ah ? Bien. Mademoiselle, j'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

 

Pour l'administration, la distinction est simple et fondée uniquement sur le statut marital.

Mademoiselle : femme pas mariée

Madame : femme mariée

Et le statut marital se détermine souvent par la présence des deux noms de famille. Celui de "jeune fille" et celui de "femme mariée". (Là encore, une autre question d'usage et non de loi).

Si bien que l'administration parfois en perd son latin quand il faut donner une civilité à une femme divorcée qui "a repris" son nom de "jeune fille". Sans nom marital, la dénomination "mademoiselle" revient en force  !

 

Une demoiselle est "libre" et "disponible"

Il serait étrange que dans un film romantique le héros tombe amoureux d'une "madame X". Généralement, on présente la future héroïne qui va succomber aux charmes du héros sous la dénomitation de "mademoiselle". Une mademoiselle est donc une personne "libre" que l'on peut courtiser.

 

Une demoiselle est jeune, jolie et désirable

Après 30 ans, la connotation se veut flatteuse. Si on me donne du "mademoiselle", c'est pour sous entendre que je suis encore jeune, jolie, désirable. Parce qu'une "mademoiselle" vieille est une femme qui affirme son célibat et non sa beauté.

Madame.gif

Une madame est respectable

Personne m'appellerait Alliot-Marie "mademoiselle" ! Sa crédibilité en pâtirait dès l'annonce de son titre. Une "Madame" est quelqu'un de respectable dont le statut social est affirmé.

"Mademoiselle machin, allez me photocopier ce procès verbal" passe nettement mieux que "Madame machin, allez me photocopier ce procès verbal".

Il en va différemment des actrices qui, en souvenir de Molière, revendiquent, comme  Jeanne Moreau par exemple, le titre de "mademoiselle", étant donné qu'à cette époque l'église excommuniait les femmes de théâtre, les condamnant au titre éternel de "mademoiselle", puisqu'hors de l'église, elles ne pouvaient pas se marier.

 

 

Or, le choix est un usage et non une loi, car aucun texte n'oblige à différencier dames et demoiselles.  Aucune loi n’impose, en France, que la femme, non mariée, soit désignée par le terme de « Mademoiselle ». Ce n’est qu’un usage, qu’aucun texte ne codifie. Seule la coutume patriarcale est à l’origine de la persistance de cet usage discriminant. Cette coutume patriarcale est même condamnée par deux circulaires adressées aux administrations, en 1967 et 1974, et par plusieurs ministres devant le Parlement - «Il est recommandé d'éviter toutes précisions ou appellations susceptibles de traduire l'état matrimonial des intéressés dans leurs relations avec les tiers» (2004).

 

C'est une discrimination qui a la vie dure en somme !

Surtout si on sait que "mondamoiseau" est tombé en désuétude parce qu'il portait atteinte à la dignité des hommes en offrant un regard public sur leur vie privée et en particulier sur leur sexualité !

Gentilhomme.JPG

Il serait donc logique que les femmes n'aient qu'un titre "madame" comme les hommes n'ont qu'un seul titre "monsieur" !

 

Aux États-Unis, il est devenu correct de dire «Ms» - contraction de «Miss» et «Mrs» - et en Allemagne,  toutes les femmes ont droit à «Frau», le «Fraülein» passant pour ringard et discriminatoire puisque l'on n'a pas à s'immiscer dans la vie de la femme ou de la jeune fille jusqu'à savoir si elle est mariée ou non.

 

Ce que l'on cherche est à déterminer le sexe. Il est donc tout à fait admissible de le faire en distinguant "madame" et "monsieur" uniquement !

J'estime donc ne pas avoir à répondre quand on me pose la question, n'allant pas, comme au Québec, donner une paire de claques au malotru franchouillard.

Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 11:17

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En ces périodes de fêtes, c'est toujours intéressant de faire le point de son mode de consommation question nourriture. Les fêtes sont l'occasion de partager un bon moment, autour d'un repas mais ce bon moment ne peut balayer 364 jours de consommation responsable.

J'ai ajouté, depuis un ou deux ans, des valeurs éthiques concernant mon alimentation de poissons et de viande, à mes valeurs fondamentales.

Sans devenir complètement  végétarienne, à cause du goût que j'ai, par éducation sans doute, de la viande, il y a des interdits que je m'impose parce qu'ils pèsent beaucoup trop fortement sur ce que je défends : la préservation de la planète et le respect des animaux. Je tente alors d'avoir une consommation responsable de ce que je mets dans mon assiette.

Pour une consommation responsable des poissons

Là, j'ai deux critères

1. les espèces menacées d'extinction et les techniques de pêches non sélectives qui permettent des captures accidentelles d'autres animaux marins, la mort des poissons à faible valeur marchande pêchés par hasard, la destruction des fonds marins.

On suppose qu'avant 2050, il n'y aura plus de poissons consommables...

Pour cela, je suis le petit guide que l'on trouve le site WWF, et que je reproduis  :

poissons-consommation-responsable.JPG

poissons-2-consommation-responsable.JPG

2. le transport

Je n'achète aucun poisson qui vient par avion, car on sait que le transport par avion rejette beaucoup trop de CO2 (300 fois plus que le train par exemple).

Donc, pour les fêtes, je ne mangerai pas de sole, de thon rouge, de dorade et pas de saumon de l'Atlantique et tous ceux qui viennent par avion.

 

Pour une consommation responsable de la viande

Là encore j'ai deux critères

1. un critère environnemental

L'élevage est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, de la consommation d'eau excessive (il faut 100 000 litres d'eau pour produire 1 kg de viande de boeuf, alors que 1 000 à 2000 litres suffisent pour produire 1 kg de blé, riz ou soja.), de l'utilisation excessive d'engrais et de pesticides.

L'élevage joue un rôle de premier plan dans la déforestation, (pour nourrir une consommation de protéines animales pendant 1 an, il faut 2 ha de terre contre 0,16 ha pour une consommation de protéines végétales.), dans l'érosion des sols et la dégradation des eaux.

2. un critère altruiste

Certains élevages donnent des conditions de vie désastreuses aux animaux.  

Ce n'est pas évident pour les gros animaux, car nous n'avons pas encore de traçabilité acceptable sur les produits. Le label "viande française" ne veut rien dire. Seul celui de "viande bio" peut indiquer ce que je recherche, c'est à dire une pratique d'élevage responsable. 

Donc, pas de poules, de poulets et d'oeufs, hors indication "en plein air" ou "élevage bio", car il est exclu pour moi de manger cet animal ou son produit élevé en batterie. 

poulet-fermier.jpg

Pas de consommation de foie gras à cause des pratiques d'élevage qui s'y rattachent :

gavage.jpg

- tri des canetons mâles et broyage des canetons femelles (le foie gras ne vient que du foie des oies mâles),

- gavage qui consiste à administrer de force à l’aide d’un tuyau enfoncé de la gorge à l’estomac de l’animal des aliments en grande quantité, très énergétiques .

Pas de chapon, car pour avoir un chapon, il faut émasculer le coq. Cette intervention est faite à vif afin d'obtenir un meilleur goût et une chaire plus tendre. Comme les testicules des oiseaux se trouvent à l'intérieur du corps, il faut donc les retirer à l'aide d'une pince après avoir percé 2 entailles de part et d'autre de l'animal. Pas de poulardes, puisque c'est le même type d'opération (on ôte les ovaires).

chapon.jpg

 

Consommer responsable pour moi, c'est prendre conscience que je ne mets plus n'importe quoi dans mon assiette. Pas n'importe quel animal, quel qu'il soit !

Pendant les fêtes, la pratique est encore plus difficile, car, si on est invités, si on n'est pas maître du menu, il faut adopter une attitude de refus qui n'est pas forcément bien perçue. Rejeter un plat passe  malheureusement souvent pour rejeter la personne qui l'a fait.

Je le comprends d'autant plus que je n'aime pas les végétariens qui culpabilisent les autres, qui imposent leur choix, qui empêchent les autres de tourner en rond en criant haut et fort qu'ils ne mangent pas de viande sans en expliquer ouvertement les raisons éthiques, comme s'il y avait le camp des odieux carnivores contre le camp des gentils mangeurs de pois chiche.

J'aimerais que ce soit un choix pensé et réfléchi, qu'il ne blesse personne et n'empêche pas la convivialité des assiettes partagées.

Mais, c'est vrai que je ne vois pas acceptant de manger l'animal en voie de disparition, ou l'animal qui a souffert. Ça c'est bien mon critère premier que je revendique.

Je sais que pour l'environnement, ce n'est pas un écart d'un jour qui aggravera le danger couru par la planète, même si un geste reste un geste, comme un sou est un sou.  Mais je sais qu'un écart d'un jour aura causé la mort d'un animal qui a été maltraité ou qui est en voie d'extinction.

Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 11:59

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Bouquet de fleurs

Février 2012  

fleurs-fevrier.JPG

 

Je vous fais partager cette composition hebdomadaire pour le plaisir des yeux !

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